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Hémorroidectomie selon Milligan Morgan

Principe de l'intervention

Cette intervention chirurgicale consiste à enlever les structures hémorroïdaires jusque dans la partie profonde de l’anus.

Ce qui laisse en fin d’intervention plusieurs plaies (non refermées) entre lesquelles persistent des bandeaux de peau et de muqueuse.

C’est l’intervention de référence par rapport aux techniques plus récentes.

Pratiquée depuis plusieurs dizaines d’année, le recul sur l’efficacité et les risques de complication est bien défini.

Les avantages

  • Taux récidive quasi nul
  • Possibilité de traiter une pathologie anale associée (marisque, fissure…)
  • Très bon résultats dans les maladies hémorroïdaires très sévères et très anciennes, là où les autres techniques peuvent échouer

Les suites post-opératoires

Durée d’hospitalisation : d’une journée (chirurgie ambulatoire) à 4 jours, elle est adaptée à chaque cas et surtout à la gestion des douleurs post-opératoires

Les soins post-opératoires
  • Soins locaux simples par bains de siège antiseptiques durant la phase de cicatrisation (les plaies cicatrisent en moyenne entre 4 à 6 semaines)
  • Traitement laxatif majoré
  • Traitement antidouleur intense

Durée de l’arrêt de travail : en moyenne de 3 à 4 semaines

Les complications

1. Complications précoces : avant le 30ème jour post-opératoire

  • douleur inhabituellement forte (nécessitant des morphiniques)
  • rétention d’urine dans 10% des cas (le « globe » : impossibilité de vider la vessie), pouvant nécessiter la pose d’une sonde
  • une hémorragie très précoce, abondante, obligeant une ré intervention (dans 2% des cas) ; très rarement, un saignement plus tardif (entre le 8ème et 15ème jour) pouvant nécessiter une ré hospitalisation
  • une constipation sévère une infection locale exceptionnelle (≤ 2% des cas) mais pouvant justifier une ré intervention

A noter des désagréments (à type de douleurs, de petits saignements, de suintements intermittents ou difficultés à distinguer les gaz et les selles) sont fréquent tant que les plaies ne sont pas cicatrisées. Ce ne sont pas de vraies complications.

2. Complications tardives :

  • retard de cicatrisation au-delà de 6 semaines (dans 10 à 20% des cas)
  • des troubles de la continence (le plus souvent dû à des anomalies pré existantes, il est donc capital d’en parler à votre chirurgien)
  • une sténose anale (rétrécissement de l’anus)
  • des marisques (replis de peau) peuvent survenir après la cicatrisation

Les résultats

La guérison est totale avec satisfaction du patient dans plus de 90%.

Source du document :Docteurs Pierre Caillon, Eric Olagne et Anne-Laure Proust