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Pneumothorax

Le pneumothorax se définit comme un épanchement d'air dans la cavité pleurale. Cette poche d'air se trouve entre la face interne de la cage thoracique et la face externe du poumon. Il est le plus souvent idiopathique et spontané (pas de facteur déclenchant et poumon sain). 

Cette affection touche surtout l’adulte jeune, masculin, grand et mince. La cause est le plus souvent la rupture spontanée d’une bulle à la surface du poumon.
Le pneumothorax peut-être aussi secondaire à une maladie pulmonaire.

Symptomes

Toux, douleur thoracique, sensation d’oppression, dyspnée (difficulté à respirer).

Diagnostic

La radiographie de thorax montre le décollement du poumon de la paroi thoracique, ainsi que l’importance du décollement, son éventuelle
association à un hémothorax (épanchement de sang dans la plèvre). Le scanner n’a pas d’intérêt pour le diagnostic mais il sera fait à distance pour rechercher des bulles ou pour rechercher une pathologie pulmonaire sous-jacente.

Traitement

Si le pneumothorax est partiel et bien supporté, une abstention thérapeutique avec surveillance clinique et radiologique successive est possible. Le poumon revient spontanément à la paroi. 

Si le pneumothorax est total ou mal supporté, il faut réaliser soit l’exsufflation à l’aiguille ou la pose d’un drain afin de ramener le poumon à la paroi. 

La récidive est fréquente en moyenne 30% après le premier épisode et 60% après le deuxième épisode.

Le traitement chirurgical est indiqué d’emblée dans les pneumothorax secondaires à une maladie pulmonaire. Il n’est indiqué qu’à partir du deuxième épisode pour le pneumothorax idiopathique. L’intervention se déroule sous anesthésie générale avec intubation sélective.

Il s’agit d’une intervention par thoracoscopie avec un premier temps d’exploration afin de rechercher des bulles à la surface du poumon au niveau de l’apex. Les bulles seront soit enlevées en coupant une languette de poumon soit coagulées. Puis on réalisera une pleurodèse (accolement de la plèvre afin d’éliminer la cavité thoracique virtuelle). Elle est le plus souvent mécanique : pleurectomie (ablation du feuillet pariétal de la plèvre) ou abrasion pleurale et parfois chimique avec des substances irritantes, talc, nitrate d’argent.
Il y a parfois des récidives qui sont variables en fonction de la technique. La pleurectomie donne le moins de récidives.